Les chats « miaous » du Frioul montent au créneau
Les chats « miaous » du Frioul sont en pleine agitation sociale.
Il faut dire que les motifs du mécontentement ne manquent pas. Plusieurs fois déjà, sans même leur demander leur avis, on leur a servi de la viande hallal, en négligeant scandaleusement leur traditionnel poisson du vendredi, une atteinte caractérisée aux us et aux coutumes félines. Dernièrement, autre sujet de colère : ils ont été privés de leur programme de télévision préféré.
Quant à la climatisation, elle demeure un mirage alors que la chaleur devient presque africaine. Les plus anciens chats évoquent un « dérèglement climatique ciblé ». Aucune avancée non plus concernant ces mystérieux groupes de chats venus de je ne sais où, qui squattent chaque nuit les entrées d’immeuble. Les riverains réclament des contrôles d’identité et des certificats de pedigree.
Et que dire des mouettes et des pigeons qui prolifèrent sans retenue ? Les premières se comportent en véritables escadrilles de bombardement, les seconds occupent l’espace public avec une désinvolture insoutenable.
Les rats eux, prennent de plus en plus d’assurance, certains chats affirment même avoir croisé des spécimens dont le regard trahissait une inquiétante absence de complexe.
Comme si cela ne suffisait pas, le composte lieu de promenade méditation et parfois d’activités sanitaires, a été incendié malgré l’intervention des pompiers, une plainte collective a été déposée auprès des autorités compétentes, ou supposées telles.
Et mûre sur la pâtée, lors de notre repas annuel, un nouveau front, et venu alimenter la contestation. C’est en effet dans une évidente tentative de récupération de nos suffrages qu’un édile s’est invité à notre rassemblement.
Nous tenons à rappeler que notre occupation des lieux est « strictement apolitique » , nous refusons catégoriquement toute mise sous tutelle, tout encadrement idéologique ou toute tentative de chapeautage, même lorsqu’elle émane de chats bottés, de matous de salon ou de félins promettant monts et merveilles à l’approche des échéances électorales.
Les chats « miaou » du Frioul entendent conserver leur indépendance, leur liberté de ronronner ou de griffer selon les circonstances, et leur droit fondamentalement à la sieste sans récupération politique
.Le mouvemente, il reste donc vigilant, très vigilant, et surtout de mauvais poil.

